Lu dans le Midi Libre, édition du dimanche 25 avril 2010.
www.midilibre.comLigue A Masculine (demi-finale aller).ARAGO SÈTE 2 CANNES 3 A Sète, halle du Barrou.
Arbitres : MM. Collados et Guillet. (22-25 en 28', 36-34 en 40', 25-22 en 27', 23-25 en 28', 19-21 en 24').
Environ 2 000 spectateurs.
Pour Sète : 2 aces (Bry et Barais), 59 attaques gagnantes (Geiler 29), 20 contres (Geiler et Vesely 6), 33 fautes directes (dont 25 services manqués).
Pour Cannes : 3 aces (Castard, Gendrey, Pujol), 60 attaques gagnantes (Castard 20), 31 contres (Le Roux 9), 44 fautes directes (dont 31 services manqués).
ARAGO SÈTE : Vesely (8 points), Geiler (32), Bry (2, puis Simovski 15), Toniutti (2), Senger (7, puis Granier), Ragondet (puis Barais 7). Libéro : Rowlandson.
AS CANNES : Tuia (9 points, puis Rivera 10), Hardy Dessources (5, puis Gendrey 3), Le Roux (17, puis Kruyner), Castard (22), Moreau (17, puis Feughouo 2), Pujol (9). Libéro : Ragondet.
On a assisté, hier soir au Barrou, à un match qui restera assurément dans les annales.
Au vu de leurs deux confrontations cette saison, soldées toutes deux par une victoire au tie-break pour l'Arago, il y avait de grandes chances que cette demi-finale soit indécise jusqu'au bout. Mais, hier soir, on est monté de plusieurs crans. Les deux équipes n'étaient effectivement plus que dans la performance, enchaînant exploit après exploit devant un public sétois totalement déchaîné. D'entrée de jeu, Moreau était bloqué trois fois d'affilée et Sète prenait le départ idéal (4-0). Mais petit à petit, le contre cannois allait faire des ravages. Les Sétois ne passaient plus et le score virait de 12-11 à 12-16. Auteur de son meilleur match de la saison, Geiler était partout. Au contre, face à Moreau, puis à l'attaque pour redonner l'avantage aux siens (21-20). Mais les contreurs azuréens étaient trop forts, à l'image de Pujol qui s'occupait de Bry sur la balle de set (22-25) .
Cela ne décourageait pas pour autant Geiler qui, du coup, attaquait main gauche dès le début du deuxième set ! Une manche qui allait atteindre des sommets en terme d'intensité. Bry ne parvenant pas à franchir la muraille cannoise, Duflos envoyait son soldat Simovski au feu à 19-20. Et la suite allait tout simplement donner ce que le Barrou aura vu de plus beau cette saison. Les prouesses - et parfois même les miracles - étaient si nombreuses qu'elles en devenaient presque ordinaires. Aucune des deux équipes ne voulait lâcher et c'était finalement un block de Vesely sur Tuia qui faisait chavirer le Barrou de bonheur (36-34) .
Gonflés à bloc par ce qui venait de se passer, les Sétois semblaient intouchables, à l'image d'un Vesely totalement hors de contrôle (8-7). Le niveau de jeu était alors exceptionnel. Et le tournant était peut-être cette attaque manquée de Le Roux à 21-18, qui permettait ensuite à Vesely de s'attaquer au cas Feughouo (25-22) . Entré en jeu à la place d'un Ragondet diminué, Barais dévorait tout sur son passage (7-3) dans le sillage d'un Vesely des grands soirs (16-13). Mais Cannes a aussi quelques belles ressources. Et, en fin de set, les services de Castard faisaient très mal, permettant finalement à Le Roux d'en terminer au centre (23-25) . Jusque-là, tout s'était joué sur des détails. Il n'y avait pas de raison que ça change. Ainsi, après cinq balles de match sauvées par les Sétois, la sixième était la bonne pour Cannes (19-21) .
Le match retour, mercredi à Cannes, promet d'être grandiose.
Jérôme BELLUIRE