Contraint au miracle permanent depuis plusieurs années, l'Arago sort des joueurs, en fait des références, puis subit la logique du marché en les perdant au profit de clubs plus argentés. « On vit de belles saisons, déclare Patrick Duflos. Mais c'est parfois tiré par les cheveux. Il ne faut pas oublier que le risque était gros, il y a deux ans, quand on a renouvelé l'équipe pour des jeunes. Le pari est réussi, on en profitera encore l'an prochain, mais il faudra repartir à zéro dans un an... » Une situation inéluctable ? « Pour avoir un peu de marge, il faudrait 200 ou 300 000 € de plus. Si on disposait d'un budget situé entre 1,3 et 1,5 M€, on pourrait structurer le club, développer d'autres secteurs et s'inscrire dans la durabilité. »
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Midi-Libre du 18/04/2011