Supporteurs - Ils étaient dans les gradins de Robert-Grenon.
A six, ils font le "7ème Homme"
Ils ne sont qu'une poignée mais, à l'image de leur équipe préférée, rien ne semble pouvoir les arrêter. Pas même 3500 supporteurs tourangeaux qui, même déchaînés, n'ont pas réussi à couvrir totalement les infatigables roulement de tambours sétois.
Confinés dans un virage de la salle Robert-Grenon, les troupes du "7ème Homme" ont donc, comme à Tourcoing en Coupe de France, forcé le respect. Et, cette fois-ci, poussé l'Arago vers une victoire dont elles n'ont jamais douté. Et pourtant, ces quelques sétois noyés dans la masse tourangelle n'ont pas manqué de provoquer quelques sourires amusés de la part des supporteurs adverses quand, après la dure défaite de samedi soir, ils affichaient une confiance aveugle en vue du match d'appui. Aveugle ? Pas tout à fait. L'histoire leur a donné raison.
Cett poignée, c'est Jacques, qui met tant d'ardeur à supporter les siens que sa grosse caisse n'a même pas vu le 2e set du premier match, mais aussi Christophe, David, Florent, Dorian et leur président Patrick. Un président tout heureux d'effectuer le déplacement puisqu'il est le seul à ne pas pouvoir assister aux matchs au Barrou, trop occupé à vendre des merguez au profit des jeunes du club.
Six joyeux dingues (de volley bien sûr) qui s'organisent, qui chantent et qui contribuent à changer l'image d'un public sétois qui n'a pas toujours eu bonne presse. David confirme : "C'est un groupe qui avance. Par exemple nous avons créé un site en juillet, un forum où tout les supporteurs de France se retrouvent. Nous avons déjà 90 inscrits ! "
Il se passe réellement quelque chose en coulisses, aussi bien que sur le terrain. "Si on m'avait parlé d'une demi-finale en début de saison, j'aurais signé des deux mains", déclaré Christophe avant même de savoir que son équipe irait en finale. " On doit beaucoup à Patrick (Duflos, NDRL). C'est un grand monsieur", poursuit Jacques, avant que David ne prenne le relais :"Franchament, on ne pensait pas qu'il amènerait l'équipe aussi haut. Il est remarquable. Quand il faut secouer les joueurs, il ne fait pas semblant. Et pourtant, il reste un copain pour eux." Si avec tout ça l'Arago ne va pas au bout ...
Jérôme BELLUIRE