Lu dans le Midi Libre du 14.01.06 :
Montpellier, la vie sans Patry.
Le procédé est, toujours le même, mais la manière diverge parfois. Dans le cas de Stan Patry, débarqué dimanche après la défaite contre Narbonne (0-3), le président Brachard a mis les formes. « Ce ne fut pas une décision facile, admet le dirigeant.
J'apprécie l'homme et notre collaboration restera un bon souvenir. » Mais la réalité du terrain commande. Et après une 9e défaite en treize rencontres disputées, Jean-Pierre Brachard n'a pas hésité. « Il fallait faire quelque chose. Bien sûr, notre saison est littéralement "bouffée" par les blessures (trois joueurs majeurs). Mais nous devons tenter un choc psychologique. Les résultats sont aux antipodes de nos ambitions. Mais il est impossible de virer toute une équipe, alors, c'est le coach qui est débarqué. »
Entraîneur unanimement reconnu pour ses qualités techniques et tactiques, Stan Patry quitte donc un club héraultais où, joueur, il signa son premier contrat professionnel. D'où un comportement digne, sans amertume. « Comme l'a fait Courbis, je pourrais dire qu'à la place du président, j'aurais peut-être pris la même décision », admet l'entraîneur déchu. « La saison est difficile, mais je suis certain d'avoir fait le maximum pour optimiser ce groupe. Je pars donc l'esprit serein. Il y a plus grave dans la vie. »
Lucide quant aux perfs de son équipe, Patry assume le recrutement. « Le fait de ne pouvoir recruter des réceptionneurs-attaquants (les quatre présents étaient sous contrat), ajouté à la blessure de Geiler, n'a rien arrangé. Mais j'ai pris les mecs qui me semblaient aptes à atteindre les objectifs fixés. »
Stan Patry débarqué, c'est Jean-Christian Gras, son adjoint, qui assurera l'intérim ce soir face à Poitiers. Pour un premier exploit ? « Ce serait miraculeux car il nous manque toujours Zobo-Lebay, Daquin et Geiler. Mais l'objectif est de jouer les play-off, et donc de faire des perfs...», prévient Jean-Pierre Brachard.
Jean-Michel IZOIRD