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 | Sujet: Face-à-face de deux anciens Bleus Sam 8 Déc 2007 - 9:49 | |
| Lu dans le Midi LIbre, édition du samedi 8 décembre 2007 Volley-ball Pro A : Narbonne-Poitiers et Montpellier-Sète, ce soir (20 h) Face-à-face de deux anciens BleusRAPPEL Arnaud Josserand et Philippe Salvan, les entraîneurs du Muc et de l'Arago, ont beaucoup de points communs. Et des souvenirs aussi ... Ils ont la Lorraine en commun. Des clubs, comme Lyon ou Cannes et Montpellier. Quelques années d'équipe de France, des chambres d'hôtels peintes en bleu et le parfum de ce touron qu'ils engloutissaient le soir tout en jouant au baggamon. « C'est peut-être pour ça qu'on n'arrêtait pas de faire de la muscu dans la chambre. Je n'avais pas tendance à prendre du poids, Arnaud, plus ! » Philippe Salvan et Arnaud Josserand ont été compagnons de chambrées. De 1986 à 1990. Pas toujours ensemble. Avec Meneau, avec Marquet, avec Wolfer . Ils ne diront pas avoir fait les quatre cents coups mais la rencontre des deux entraîneurs héraultais est propice aux clins d'oeil. Aux anecdotes de ces voyages qui ont formé leur jeunesse. « Beaucoup de tournées en Amérique du Sud » - et ces escales à touron à Barcelone et Madrid -. Le tournoi de France avant les JO de 1988 où les A' qu'ils sont, avec Duflos, visent un billet en A. Souvenir de blessure quand une combinaison malheureuse fera se croiser le pied de Josserand et le pouce de Salvan. Fracture pour ce dernier et cette cicatrice qu'il dévoile. « A l'époq ue, je devais me faire opérer du genou... », ajoute Josserand, comme un destin croisé. Les retrouver face-à-face sur le banc, ce soir, n'a rien d'un hasard. Même si Salvan s'est décidé le premier à passer de l'autre côté de la barrière. Histoire de circonstance quand le Muc lui demande de porter la double casquette joueur-entraîneur. « Entre 92 et 2007, j'ai acquis pas mal d'expérience. Peut-être que ça a été un peu vite, mais j'ai toujours voulu faire ça. J'ai passé mon professorat de sport à 25 ans, intégré le CNVB... » Quand le joueur qu'il est, impulsif, hargneux passe côté banc, cela fait des étincelles. Et une belle réputation de gueulard. Salvan grimace. « On est des gens de conviction qui s'impliquent dans le projet. On a besoin de partager des émotions. » Sont-elles plus contenues aujourd'hui ? Josserand aussi est du genre explosif. « Ce qui m'énerve, c'est quand on met en place un plan de jeu et qu'il n'est pas respecté... On sait comment ils vont jouer, ils savent comment on va jouer ce soir. A 80 %, c'est défini. Ce qui fera la différence, c'est ce respect des consignes... » Ils ont passé les mêmes six semaines de coupure, avec des blessés, sans leurs internationaux. Avec cette interrogation à savoir dans quelle forme ils vont rejouer... « On sait que si on pose la question aux gens du club : quel est le match le plus important de la saison, ils vont pointer la 8 e journée. Ce Muc-Arago. L'an passé, Sète a commencé son championnat après la trêve, pour Montpellier, ce fut le contraire. » Pour témoigner que ce ne sont pas des matches normaux, « on a des joueurs sur le parquet qui peuvent demander à leur père... », ajoute Salvan. Les Jaumel, les Geiler. Le genre de filiation qui simplifie le discours d'avant-match ! Nathalie HARDOUIN JOSSERAND : né en 1963 à Nancy. 14 saisons en Pro A. 216 sélections en A. Joueur à Fréjus, Cannes, Bordeaux, Lyon, Nice. Entraîneur- joueur à Nice, six ans comme directeur technique, puis à Cannes de 2002 à 2006. SALVAN : né à Nancy en 1965. 12 saisons en Pro A. 250 sélections . Joueur au CNVB de 1983 à 1985 ; Muc de 85 à 89 puis 1992 à 1997. Entre-temps, à Lyon et Cannes. Entraîneurs : Muc, Tourcoing, CNVB, Arago.  |
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