PIERRE COQUAND, le président de la Ligue, attentif
aux idées formulées, rêve d’une réduction de l’élite.
« SEPT PROPOSITIONS ? Oui, je vous écoute. »
Président de la Ligue nationale depuis sa création, en
1987, Pierre Coquand a dressé l’oreille lors de notre
appel. Tour à tour, il les a commentées, souvent
sérieux, parfois goguenard. Pour lui, la suppression de
la mi-temps de dix minutes « ne présente aucun
inconvénient », expliquant que l’idée « venait essentiellement
de la Pro B ». Sur le développement multimédia
de sa discipline, le patron de la LNV s’est déclaré
« intéressé », la réalisation lui semblant une
« chose possible, même si certaines (filmer les
matches) présentent un coût à évaluer ».
Si la mise à disposition du public de données statistiques
fiables est « prévue et programmée », malgré
quelques clubs traînards, Coquand rappelle que l’utilisation systématique du Taraflex est soumise à la
question des salles. « On ne peut le laisser en place en
cas de présence des scolaires. La question de la pose
est problématique aussi : pour qu’il reprenne sa forme
au sol, il faut quarante-huit heures. Mais on avance. »
En revanche, ne plus jouer le samedi soir lui semble
problématique. « Oui, on pourrait jouer le vendredi
soir. Mais cela veut dire que l’équipe engagée dans
une Coupe d’Europe (secondaire) le jeudi est pénalisée…
On a souvent modifié nos jours de matches
pour satisfaire les télés. Aucune solution n’est idéale,
surtout lors des saisons préolympiques, sauf si on
arrive, ce qui est mon voeu depuis deux ans, à faire
aboutir une Superligue réduite à douze clubs.